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Découpages coexistants

Pour un '''Ouvroir de création Musicale Potentielle'''
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Cette contrainte consiste à faire coexister plusieurs structures, ou plus exactement plusieurs niveaux de lecture structurelle, dans un même texte.

Classification

Si ce procédé peut évoquer la polymétrie ou les décalages rythmiques de la musique minimaliste, il s’en distingue par le fait qu‘ici aucun élément exogène n’est discernable de prime abord. Il s’agit de plusieurs lectures possibles d’un même texte, et non d’une cohabitation de plusieurs textes différents.

Utilisation

L’exemple type serait une simple mélodie à trois temps, dans laquelle les temps forts et les cadences apparaissent très clairement dans le cadre d’une métrique à trois temps... mais qui peut également s’écrire dans des mesures à quatre temps sans rien changer, et où l’on trouve alors des appuis et des enchaînements tout aussi évidents dans le cadre de ces mesures pourtant découpées différemment !

Le découpage multiple peut aussi se situer à l’échelle de la carrure : des phrases musicales d’apparence classique, ponctuées par un évènement cadentiel (demi-cadence, cadence parfaite) à chaque carrure de quatre mesures — mais à y regarder de plus près, d’autres évènements se produisent, quant à eux, toutes les cinq mesures (éventuellement en suivant un plan tonal entièrement différent).

Exemples

Le célèbre enchevêtrement de danses dans l’opéra Don Giovanni (Acte I, scène 22) de Mozart, présente une possibilité de lecture structurelle multiple : la fin d’une phrase est également le début d’une autre, dans une métrique différente. Cela étant, l’auteur met ici clairement en évidence les différents niveaux de lecture par une dissociation instrumentale, stylistique (et même spatiale), plutôt que d’entretenir l’ambigüité au sein d’un texte unitaire.