Ne manquez pas de découvrir la série de vidéos Illustrated Music, présentées par Tom Johnson !

Modokapi

Pour un '''Ouvroir de création Musicale Potentielle'''
Aller à : navigation, rechercher

Le modokapi est une contrainte inspirée de l’okapi OuLiPien, dont il se veut la transposition (ah ah) musicale.

Définition

La rigidité de l’okapi est une contrainte oulipienne parmi les plus amusantes : elle oblige à alterner voyelles et consonnes, et à n’employer jamais deux voyelles ou deux consonnes de suite. (Le statut du y fait débat.)

Le modokapi est la version musicale de cette contrainte : il consiste à déterminer d’abord deux corpus (ou plus) d’un nombre égal de notes, puis à choisir ses notes en alternance entre les deux corpus. Dans le cas de notes simultanées (accords), on les traitera comme des arpèges en respectant donc l’ordre des notes, généralement de la plus basse à la plus haute.

Classification

Cette contrainte n’affecte que les hauteurs de notes. (Mais il n’est pas impossible d’en chercher des équivalents pour d’autres champs d’application.)

En fonction des corpus choisis, certains intervalles seront donc interdits : en cela, le modokapi peut se décrire comme une variante du lipovalle.

Utilisation

Le modokapi peut se pratiquer dans différents langages (les exemples ci-dessous sont de langage tonal, voire purement diatonique), et à différent degrés.

Degré 1 : gammes par tons

Dans sa version de base, le modokapi se pratique en alternant entre les deux gammes par tons qu’autorise l’échelle tempérée.

Modokapi1.png

Degré 2 : accords diminués

Contrairement à l’okapi littéraire, le modokapi permet d’alterner entre plus de deux corpus. Avec le modokapi de second degré, l’on alterne entre trois corpus, chacun constitués d’un accord diminué.

Modokapi2.png

Notons que contrairement au modokapi de degré 1, les modokapis de degrés supérieurs admettent plusieurs ordres de succession des corpus : avec trois corpus de quatre sons, l’on a ainsi deux possibilités

1 - 2 - 3 - 1 - 2 - 3 - ...

ou

1 - 3 - 2 - 1 - 3 - 2 - ...

Modokapi asymétrique

De même que dans la rigidité de l’okapi l’alphabet compte davantage de consonnes que de voyelles (encore que la fréquence d’utilisation des lettres en langue française compense cette asymétrie), il est également possible d’utiliser des corpus inégaux : par exemple, un corpus A de huit notes (le mode 2) et un corpus B constitué des quatre notes complémentaires (dans le cas du mode 2, un accord de septième diminuée comme précédemment).

Voir aussi