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Métachant

Pour un '''Ouvroir de création Musicale Potentielle'''
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Nous nommons métachant un procédé d’écriture vocale où les paroles prononcées par l’interprète peuvent se rapporter (éventuellement au prix d’un sous-entendu ou d’un second degré) à la musique qui est précisément en train d’être chantée.

Classification

Cette contrainte peut être qualifiée de littérale. Dans son utilisation la plus poussée, elle peut également répondre au Premier principe de Roubaud, selon lequel un texte écrit selon une contrainte parle de cette contrainte..

Utilisation

Nombreux sont les mots qui peuvent se rapporter à la musique ou au chant. En particulier, les termes ayant trait à la hauteur (haut, bas, monter, descendre) se prêtent d’autant mieux à cette contrainte qu’ils sont soulignés par le « geste vocal » de l’interprète.

Exemples

  • Musique légère s’il en fut, dans la célèbre chanson J’peux pas monter, extraite de l’opérette Quand on est trois (Veber père et fils, Willemetz, Szulc, 1925), la chanteuse fait état de ses déboires amoureux tout en montrant son incapacité lyrique.
  • Imaginée par d’anciens membres des Monty Python, The Song That Goes Like This est un exemple parfait de chanson auto-référentielle ; en l’occurrence, le texte porte sur la structure du thème plutôt que sur les mouvements mélodiques du chant. (Dans un même ordre d’idées, on peut aussi se référer à la série télévisée Community, à l’état d’esprit « meta » par excellence.)
  • Le *Four Notes Opera (Opéra de quatre notes) écrit en 1972 par Tom Johnson (aujourd’hui membre de l’Oumupo) est un exemple marquant d’œuvre dont les paroles sont entièrement auto-référentielles (les quatre personnages passant la totalité de l’œuvre à se demander… pourquoi ils n’ont le droit de chanter que quatre notes).
  • Au début de l’opéra Affaire étrangère de Valentin Villenave, le personnage du Roi chante qu’il vit un « moment grave, très grave, extrêmement grave »... sur une mélodie évidemment descendante.
  • La chanson du Baobabouin, rédigée par V. Villenave sur un texte de l’oulipien Jacques Roubaud (inventeur de la contrainte du baobab), repose sur le principe que la syllabe "ba" doit être chantée vers le bas, et la syllabe "o", vers le haut.

Voir aussi